Charte de Responsabilité : présentation

Charte de Responsabilité30 août 2006

ChartePour mémoire

En 1993, le SNEG, noue un partenariat avec l’Association des Médecins Gais afin de mettre en place un point santé dans les établissements qui disposent d’une infrastructure adaptée. Un médecin est présent une fois par semaine pendant deux heures pour recevoir anonymement ceux qui le souhaitent, les écouter, les informer sur la prévention, les conseiller sur les aspects médicaux liés à la séropositivité ou à la maladie et les orienter, si nécessaire, dans le strict respect du secret médical.

Dans le même temps est née l’idée d’engager chaque établissement de sexe à faire de la prévention en créant une Charte d’engagement.

En 1995, les premières rencontres ont lieu avec Act Up-Paris, puis avec Aides, la première Charte de Responsabilité est lancée le 1er décembre 1995.

Le 1er février 1999, Act Up-Paris décide unilatéralement de dénoncer la Charte de Responsabilité.

A l’époque si le SNEG ne peut nier le caractère imparfait de la Charte de Responsabilité, il défend le bilan de celle-ci et maintient la nécessité d’un tel concept, symbole de l’engagement dans la prévention de nombreux établissements commerciaux.

Pour en savoir plus, téléchargez :

la lettre d’Act Up dénonçant la Charte
l’article de Marc Nectar en réponse à Act Up
la revue de presse

 

La Charte de Responsabilité aujourd’hui

Globalement depuis sa création, la Charte de Responsabilité a permis une mise en place de la prévention dans presque tous les lieux de sexe signataires ou non, et une sensibilisation par l’équipe de prévention des nouveaux lieux. A chaque ouverture, les délégués sont contactés ou contactent systématiquement les établissements pour la mise en place des outils de prévention.

L’expérience des années passées a validé l’importance de ce cadre de veille et de vigilance que représente la Charte de Responsabilité, dans une communauté homosexuelle ayant des sexualités de plus en plus évolutives. Comme à sa création, le SNEG donne une nouvelle impulsion pour sa réécriture en 2002 en y associant : Aides, Act Up-Paris et Sida Info Service, la DASS de Paris avec le Dr Catherine GERHART et la DGS avec le Dr Thierry TROUSSIER.

Cette nouvelle Charte de Responsabilité, plus contraignante, intègre une notion de mise en libre accès des préservatifs et gels, notamment dans les parcours sexuels, et d’un chapitre sur l’hygiène. Officiellement signée lors des Etats Généraux du Sida, organisé par Aides et Sida Info Service à La Villette (Cité des Sciences – Paris) en mai 2002, l’équipe de prévention du SNEG, partout en France met aussitôt en place des comités de suivi inter associatif afin de remettre ou non ce nouveau Label aux exploitants. Les établissements sélectionnés par le collectif verront le nom de leurs établissements promotionné dans la presse gay identitaire. La finalité est de promouvoir cette Charte de Responsabilité comme un label de qualité aux yeux des clients et d’inciter ceux-ci a choisir dans leur sortie les établissements solidaires et engagés face à l’épidémie de Sida et autres IST qui touchent depuis plus de 20 ans notre communauté.

Chaque délégué dans sa région a en charge l’organisation des collectifs inter associatif pour le suivi de la Charte de Responsabilité. Il existe 12 comités en France, chacun réalise une évaluation au minimum par établissements et par an. En ce qui concerne les établissements non signataires, ils sont suivis par le seul délégué du SNEG dans le cadre des actions de prévention prioritaires et spécifiques que demande ce type de partenariat. Une fois à niveau, le délégué propose à l’exploitant de s’engager au travers de la Charte de Responsabilité et soumet au collectif régional l’attribution de la Charte.

Charte

Promotion de la Charte

La promotion de la Charte de Responsabilité auprès du public gay s’est déroulé pendant plusieurs années par des parutions régulières dans la Presse Gaie. La Charte de Responsabilité est ainsi devenu un label de qualité en matière de prévention pour les établissements signataires.

Chaque délégué dans sa région a en charge l’organisation des collectifs inter associatif pour le suivi de la Charte de Responsabilité. Il existe 12 comités en France, chacun réalise une évaluation au minimum par établissements et par an. En ce qui concerne les établissements non signataires, ils sont suivis par le seul délégué du SNEG dans le cadre des actions de prévention prioritaires et spécifiques que demande ce type de partenariat. Une fois à niveau, le délégué propose à l’exploitant de s’engager au travers de la Charte de Responsabilité et soumet au collectif régional l’attribution de la Charte.