5 artistes pour l’ENIPSE

A la une, Communiqués, Communiqués 201727 janvier 2017

Une sélection d’artistes et créateurs se mobilisent pour l’ENIPSE avec des pièces originales, des tirages limités…

L’ENIPSE a donné carte blanche à cinq artistes : DEHEM / PERLOUZE / JOFF / VULGAR / ADRIEN GIRON afin de créer 5 visuels autour de la prévention combinée. Vous aurez le plaisir de les découvrir progressivement avec pour chaque visuel une interview de l’artiste.

Interview Dehem

ENIPSE : Peux-tu te présenter et nous présenter ton travail ?

Dehem : Bonjour, je m’appelle Dehem, j’ai 38 ans, et je dessine !

Essentiellement du beau brun poilu et musclé comme Rick, le personnage que j’ai créé il y a quelques années, mais pas que.

Donc des illustrations, des flyers, des licornes, du poil, de la barbe, des pecs et le tout dans un style cartoon, manga et sexy. C’est un bon résumé de mon travail !
ENIPSE : Peux-tu nous parler l’œuvre que tu as réalisé pour l’ENIPSE et de la démarche qui a accompagné sa création ?

Dehem : Au départ, je pensais faire quelque chose de drôle sur le dépistage, en rapport avec la prise de sang et de ma phobie de l’aiguille, car, oui, je suis du style à tomber dans les pommes lorsque je fais un test… Mais ça ne venait pas. L’idée et les tentatives de dessins ne marchaient pas.

En parlant autour de moi, je réalisais que pour beaucoup le dépistage avait un côté assez sombre et assez flippant. Alors j’ai voulu prendre le contrepied de tout ça, en proposant Rick, mon personnage, souriant et fun, qui décidait de faire un selfie lors de chaque test. Ça donnait au dépistage une image assez décalée et fun, et rendait l’acte en lui-même super banal au final.

ENIPSE : Que penses-tu de la prévention du VIH et des IST aujourd’hui ? Quel est ton rapport à la chose ?
Dehem
 : Vaste sujet. Je suis scandalisé que des campagnes aient pu être censurées comme on a pu le voir il y a quelques mois, je trouve ça juste hallucinant. J’ai eu l’impression d’être revenu au Moyen-Age, et que la chasse aux sorcières était de nouveau d’actualité. Ça m’a rendu dingue.

On a beau penser que, grâce au Mariage pour Tous, les mentalités ont avancé, la réalité nous rappelle parfois que tout le monde n’a pas encore évolué. Et le futur ne me rend pas spécialement optimiste… mais, je pense qu’il faut se réveiller, aller de l’avant, et se battre, se battre pour nos idées, pour nos combats, et le VIH est l’un de nos combats les plus importants.

Et puis, personnellement, je me suis toujours senti concerné par la prévention, peut-être parce que je baise, tout simplement. J’avoue avoir du mal à comprendre que quelqu’un puisse ne pas se sentir concerné.

Ses liens :

Tumblrhttp://dehem.tumblr.com

Instagram: Dehem

Facebook: Dehem

Interview Joff

ENIPSE : Peux-tu te présenter et nous présenter ton travail ?

Joff : Je suis Joff, je suis DJ et co-organisateur des soirées Cheescake. J’ai commencé à faire des pochoirs il y a à peu près un an, à l’occasion de Just Do Art, pour laquelle j’avais fait la bande son (je fais des habillages musicaux pour Full Mano depuis un petit moment) Et depuis j’explore ce mode d’expression en plus de la musique, au travers de collages peints.

ENIPSE : Peux-tu nous parler l’œuvre que tu as réalisé pour l’ENIPSE et de la démarche qui a accompagné sa création ?

Joff : Quand on m’a proposé de participer au projet, j’ai tout de suite accepté, de par mon métier d’infirmier, et ma carrière en addictologie, je me suis toujours intéressé aux préventions et à la réduction des risques, ce projet était la rencontre de mes deux vies, artistique et professionnelle. L’abord du TPE (Traitement Post Exposition, NDLR) de cette manière m’a paru une évidence, j’ai essayé de retranscrire l’angoisse ou la peur qu’on peut ressentir après une prise de risque.

ENIPSE : Que penses-tu de la prévention du VIH et des IST aujourd’hui ? Quel est ton rapport à la chose ?

Joff : Je pense qu’avec l’arrivée de la PReP, la prévention du VIH a fait un grand bond en avant, mais qu’il faut continuer à en faire une priorité, il circule encore beaucoup de fausses croyances ou d’informations erronées. Je pourrais en parler des heures tellement le travail me semble inachevé. J’ai un rapport particulier aux préventions, comme je le disais, c’est le cœur même de mon métier, et particulièrement la réduction des risques. Je déteste les discours moralisateurs, je suis plutôt pour un accompagnement vers des pratiques à moindre risque, que ce soit face au VIH ou aux IST, comme en matière de consommation de produits, ces domaines de la vie peuvent être liés, je ne fais pas de différence en matière de prévention.

ENIPSE : En tant que professionnel de l’addictologie, que constates-tu à propos des pratiques actuelles dans le milieu festif ?

Joff : Le milieu festif ne m’inquiète pas trop, il me semble qu’il y a plutôt une progression des prises de risques liées au chemsex hors festivités.

https://www.facebook.com/jo2fpochoir/