Préservatifs et dosettes de gel

Outils30 août 2006

La mise à disposition de préservatifs et de gels est un des objectifs prioritaires que s’est fixé notre association depuis 1995.

Pour mémoire, il est important de rappeler notre dispositif, pour la mise à disposition du gel.

Depuis 1998, il a été proposé aux exploitants deux solutions soit :

  • la dose de gel en sachet qui accompagne la remise systématique du préservatif.
  • la mise en place de distributeur de gel en bidon de 1 litre dans les « backrooms », afin de faciliter les gestes de prévention.

Grâce aux tarifs avantageux de la centrale d’achats de la fédération ENIPSE/SNEG & Co, de nombreux établissements se sont engagés dans une politique de prévention systématique. L’engagement des établissements est aujourd’hui incontestable dans l’effort de prévention national et doit encore se poursuivre pour certaines régions ; le coût financier est d’environ 186 000 euros à la charge des établissements. Cet effort est essentiellement supporté par la moitié des établissements avec « backroom» soit environ 170 sur 241. Ce qui ne veut pas dire que la prévention est nulle dans les autres établissements, mais elle est encore à minima des années 2001/2002. Le rôle de nos délégués va consister à leur donner les moyens et les arguments pour élever leur niveau de prévention et signer ainsi la nouvelle Charte de Responsabilité. Ce travail de mobilisation est une mission de longue haleine, menée nécessairement avec nos partenaires institutionnels.

Evolution des ventes 2001 hors dotations

En 2001, les chiffres avaient peu évolués et coïncidaient avec une stabilité des établissements avec «backroom», par contre, nous nous attendions à une augmentation de la consommation pour les années à venir du fait de l’installation des pipe-lifes avec des préservatifs et gels en libre service dans les parcours sexuels. En 2002, nous constatons bien cette augmentation qui devrait se poursuivre au gré des signatures de la nouvelle Charte de Responsabilité et se contenir, une fois le dispositif adopté par la plupart des exploitants de lieux avec «backroom», autour de 4 millions de préservatifs et presque autant de dosettes de gel ou équivalent (bidons de gel).

En 2004 le soutien de ce dispositif hors graphique, par la DASS de Paris, les DDASS de régions et l’INPES que nous avons évoqué plus haut, représente 600 000 préservatifs et 400 000 gels.

En 2005, le nombre hors dotation des achats de préservatifs et gels à la charge financière des exploitants est pour l’année 2005 de plus 3 550 000 préservatifs, de plus de 2 250 000 dosettes de gels et 3 199 bidons de gel (soit 639 800 dosettes de gel)

Cette progression a été contenue et accompagnée comme en 2004, grâce aux dotations de soutien à l’installation des « pipe-lifes ». Sans ce soutien de nos autorités de tutelle, la progression aurait été pour les exploitants de + 28 % pour les préservatifs et de + 69 % pour les dosettes de gels environ.

L’action de mise en place des pipe-lifes aurait été certainement vouée à l’échec sans ce soutien de dotations gratuites de préservatifs et de dosettes de gel. Cette aide devra se poursuivre afin de maintenir un état de vigilance dans le libre accès du préservatif et du gel dans les « backrooms », tout en engageant les exploitants à financer progressivement cette augmentation. Car, à défaut de pouvoir assumer une prévention efficace, certains établissements devraient songer à fermer leur « backroom », chacun devant assumer sa stratégie commerciale.