Usage des drogues

Les substances17 août 2009

Recherche de plaisir pour les uns, recherche de performances intellectuelles, physiques ou sexuelles, cérémonie intiatique pour les autres, l’usage de drogues se définit comme la consommation de substances psychoactives.

Certains médicaments prescrits par un médecin à des fins thérapeutiques peuvent êter utlisées comme des drogues. À l’inverse, des drogues dont utilisées en automédication pour luter contre le stress, l’anxiété ou l’insomnie. Les drogues agissent sur le cerveau et sur le corps, modifient le comportement, le psychisme, l’humeur et l’état de conscience.

L’usage des produits psychoactifs n’entraîne pas obligatoirement de torubles sur la santé ou sur le comportement, il s’inscrit souvent dans un « moment » de la vie. C’est ce qu’on appelle l’usage expérimental ou occasionnel. des dangers sont liés à l’usage des drogues. L’usage expérimental ou occasionnel peut se transformer en usage nocif et provoquer des dommages psychologiques, physiques et sociaus pour le consommateur ou pour son environnement.

On parle d’usage nocif ou d’abus lorsque l’on constate :

  • l’utilisation du produite dans des situations dangereuses pour soi ou pour les autres (la réalisation de tâches complexes comme la conduite d’un véhicule par exemple).
  • des infractions répétées (la violence par exemple) liées à l’usage d’un produit.
  • des problèmes personneles, de santé ou sociaux causés ou amplifiés par l’utilisation de produits (dégradation des relations familiales, affectives, professionnelles).
  • l’incapacité de se passer d’un produit pendant plusieurs jours.

Le stade de la dépendance s’installe quand l’usager ne peut plus se passer de consommer un ou plusieurs produits sous peine de souffrance physique ou psychique. Sa vie quotidienne est centrée sur la prise du produit, il est devenu dépendant.

Que dit la loi ?

Tous les produits décrits dans les fiches sont (à l’exception du tabac et de l’alcool qui sont réglementés) illicites, leur usage et incitation à usage (art. L 3421-1 et suivants du code de santé publique), de même que la détention, le transport et le trafic (art. L. 22-34 et suivants du code pénal) sont strictement interdit par la loi du 31 décembre 1970 et passibles de peine d’amende et d’emprisonnement en fonction de l’infraction.

N’AJOUTEZ PAS AUX RISQUES DES SANCTIONS PÉNALES, DES RISQUES POUR VOTRE SANTÉ.

Toute drogue, licite ou illicite peut provoquer une dépendance.

L’expérience de l’usage de drogues est un chemin personnel. Comme pour toute aventure, avoir des repères, être informé au mieux des pièges qui peuvent se tendre, connaître les facteurs de risques et les effets sont de bons atouts pour que l’aventure ne se transforme pas en cauchemar. Mais parfois, être informé ne suffit pas.

Soyez vigilants face à vos attitutdes et aux produits que vous pourriez être amenés à consommer. N’oubliez pas que l’usage de drogues altère la conscience et fait trop souvent oublier certaines règles de prudence : rapoorts sexuels non protégés (risque de contamination par le VIH, les hépatites et d’autres infections sexuellement transmissibles), conduite automobile dangereuse, etc… Toute consommation de substance psychoactive est susceptible d’entraîner ou d’aggraver des problèmes psycologiques.

Avant

Si vous êtes sûr(e) de vous et que vous êtes décidé(e) à consommer, le plus dangereux est de consommer seul. entourez-vous d’amis qui puissent vous accompagner sans forcément consommer et surtout vous donner des conseils sur les usages, les produits et les risques.

Essayez de comprendre ce que vous faîtes, posez-vous des questions, parlez-en autour de vous. Faîtes attention à ce que vous achetez. dialoguez avec des personnes de confiance ayant déjà expérimenté, surtout pour un produit que vous ne connaissez pas, et prenez-le dans un contexte rassurant. avant de sortir, faîtes un repas équilibré, mapis ne mangez pas juste avant de consommer, et même pendant (risque de nausée et de vomissement).

Pendant

Les prises rapprochées augmentent les risques de dépendance ! Faîtes des pauses, changez d’unviers, aérez-vous régulièrement (attention au froid). Evitez de consommer en même temps plusieurs substances différentes, cela accroît considérablement les risques et bien souvent annule les effets recherchés. La plupart des produits sont mélangés avec des substances inconnues. fractionnez les doses, espacez les prises, surtout les premières fois, ça permet de limiter les dégâts en cas de mauvaise surprise.

Buvez régulièrement de l’eau, mais ne buvez pas de grandes quantités d’un coup. Ne prenez surtout pas le volant, n’oubliez pas que vous êtes dan sun état de conscience modifiée. Si vous ne vous sentez pas bien, demandez de l’aide rapidement. Attention, certains produits sont anesthésiants et empêchent donc de sentir la douleur sur l’instant.

Après

Mangez des fruits et buvez des jus de fruits vitaminés pour compenser les dépenses d’énergie que vous venez de faire. Trouvez un lieu plus aéré, plus convivial, et même plus confortable avec une ambiance favorable à la détente. Prévoyez un temps de repos conséquent.

Espacez vos expériences de consommation (plusieurs semaines). Evitez de consommer tous les week-ends, vous serez de plus en plus insatisfaits par les effets et donc tentés d’augmenter les doses. Les risques physiques et de dépression seront de plus en plus importants. Faîtes surtout attention à la solitude et au repli sur soi. Ne conduisez pas sous l’effet de quelque produit que ce soit. Faîtes vous raccompagner par une personne qui n’a pas consommé. Ne reprenez pas immédiatment une activité à responsabilités ou à risques.

Fumer

Pour quasiment tous les types de poudre, fumer ou inhaler les vapeurs est la solution la moins risquée concernant les transmissions de virus. Faîtes attention aux saignements de lèvres avant de « faire tourner » ; le risque de contamination par le sang existe.

Sniff

Rappelez-vous que sniffer n’empêche en aucun cas des overdoses et des intoxications. Avec la cocaïne et d’autres produits irritant la muqueuse nasale, il est courant de provoquer des lésions peu visibles, mais suffisantes pour transmettre les virus des hépatites. En contact direct par le sang, le virus de l’héaptite C est beaucoup plus transmissible que le VIH. Ne partagez et n’échangez votre paille, ni aucun matériel avec personne.

Injection

Si vous injectez des produits, ne partager et n’échangez jamais aucun matériel d’injection (la seringue, les cotons, l’eau et la cuillère). Utilisez systématiquement pour chaque injection du matériel stérile et neuf. Désinfectez la cuillère et lavez-vous les mains au savon, avant de manipuler le matériel stérile. Utilisez de l’eau stérile ou minérale, mais jamais celle des toilettes. Désinfecter le point d’injection avec un tampon alcoolisé vous permet de vous protéger au maximum des risques d’infection.

Après l’injection, maintenez un coton propre au point d’injection pendant au moins 30 secondes. À défaut de récupérateur de seringues à proximité, neutralisez votre matériel usagé et jetez le tout (seringue, sachet, coton et eau) dans une canette que vous écraserez puis jeterez à la poubelle.

En France, la vente des seringues est autorisée en pharmacie. Des kits de prévention (Stéribox 2®, Kap®, Kit®) sont vendus en pharmacie ou distribués gratuitement par les associations de réduction des risques.

Les mélanges

Tout comme les boissons alcoolisées, les « cocktails » de drogues sont des mélanges dont les risques sont mal connus;; Les risques encourus en cas d’abus sont réellement plus dangereux qu’avec un seul produit.

D’une manière générale, la consommation d’alcool et de drogues est un mélange dangereux. L’alcool a la réputation de potentialiser les drogues, il agit comme un amplificateur sans réglage de volume.

Descente

Elle peut être difficile : déprime, angoisse, paranoïa, malaise. Le meilleur moyen d’éviter cette sensation est, bien sûr, de ne pas consommer de drogue. Si toutefois vous en consommez, vous devez prendre les précautions suivantes : prévoyez un temps de repos avant de reprendre toute activité et pensez à le prévoir avant la fête ; entourez-vous de personnes de confiance ; alimentez-vous et buvez de l’eau. Attention : lors de la descente, prendre un produit pour « remonter » (alcool, ecstasy, amphétamines,…) accroît considérablement l’épuisement de l’organisme, les risques d’overdose ou de « bad trip » et aggrave les désagréments de la descente finale. Par ailleurs, prendre un produit de type relaxant (opium, héroïne, méthadone, Subutex® ou Skénan®) pour atténuer les effets désagréables de la descente, expose aux mêmes risques que précédemment, sans parler du fait que ces produits présentent un fort risque de dépendance et de dépression respiratoire.

Drogues et sexualités

Certains produits donnent l’impression d’être invincible, d’autres d’être amoureux, d’autres encore excitent le curiosité et facilitent les expériences. Les effets des drogues peuvent vous faire oublier de prendre soin de vous et de vos partenaires. Dans tous les cas, n’oubliez pas d’utiliser des capotes (préservatifs masculins ou Fémidom®) et du gel à base d’eau en quantoté suffisante. N’oubliez pas qu’un minimum de lucidité doit être préservé.

En cas de prise de risques sexuels (pénétration sans préservatif, déchirure du préservatif, fellation avec ou sans éjaculation,…) ou de risque sanguin (piqûre avec une seringue usagée, coupure,…), un traitement d’urgence existe. Si la prise de risque date de moins de 48h, rendez-vous immédiatement aux urgences de l’hôpital le plus proche. Au-delà de 48h, s’il est trop tard pour envisager un traitement d’urgence, il peut être utile d’en parler à votre médecin traitant ou à un professionnel d’un CDAG (centre de dépistage anonyme et gratuit). Vous devez envisager de faire un test après un délai de trois mois. En attendant, pensez à protéger vos partenaires sexuels.

En appelant SIDA INFO SERVICE au 0 800 840 800, vous pouvez obtenir des informations sur ce traitement et sur le service des urgences le plus proche de chez vous, 24h sur 24.

Drogues et traitements du VIH et des hépatites

L’usage de drogues illicites et d’alcool est difficilement compatible avec la prise de médicaments puissants comme les anti-rétroviraus, les interférons, les anxiolytiques et autres psychotropes.

En France, un séropositif au VIH sur quatre est co-infecté par le virus de l’hépatite C, et à 10 à 15% par le virus de l’hépatite B. Une prise en charge précoce permet de bénéficier d’un meilleur soin. N’hésitez pas à vous faire dépister.