Appel à témoignages

Recherche20 décembre 2013

Diagnostiqué séropositif au VIH depuis moins de 2 ans ?

Nous avons besoin de votre témoignage

De quoi s’agit-il ?
PARLER DE SOI et DE SON CORPS au sein des rapports intimes/affectifs/sexuels, des pratiques d’hygiène et de soin mais aussi durant les activités physiques/sport /loisir.

Pourquoi ?
Tenter de mieux comprendre les changements intervenus (ou non) depuis l’annonce du diagnostic dans la vie quotidienne des hommes qui ont des relations sexuelles avec des hommes.

Comment ?
Votre témoignage sera recueilli durant un entretien totalement anonyme (1h30/2h). Il se déroulera dans le lieu de votre choix.
Si vous voulez partager votre expérience, vous pouvez nous laisser vos coordonnées afin que nous puissions vous contacter.

Contact :
Mélanie Perez
Doctorante CIFRE,
SIS Association / SANTéSIH
mperez@sis-association.org
06 82 72 21 58 / 04 99 13 34 34

logo_UM1  logo_santesih  logo_SIS_Association

« Séropositivité au VIH et gestion du rapport au corps contaminant :
étude de la phase post-diagnostic pour une population gay »

A la fois contaminées et contaminantes, les PVVIH ne sont plus condamnées mais doivent faire face à la gestion complexe d’une maladie invisible et chronicisée par le progrès médical. Si, grâce aux trithérapies, certaines personnes infectées ne sont plus confrontées à l’expérience de la progression de la maladie, elles ont aussi pour conséquence de rendre le VIH/sida invisible, dès lors qu’il est tu et non reconnaissable.

Quelles ont été les répercussions de cette chronicisation sur la prise en charge individuelle et collective de la dimension infectieuse au sein de la population gay qui est la plus touchée par le VIH ? Le modèle d’accompagnement de la « maladie chronique » intègre-t-il la caractéristique propre au VIHde la gestion de la contamination ? Quelles conséquences cet imaginaire peut-il avoir sur les pratiques (d’hygiène et de soin) et les usages corporels ?A ce jour, aucune étude n’a été spécifiquement réalisée sur l’impact des environnements sociaux à propos de la gestion de la contamination et de la construction de la contamination et de la construction de la dimension imaginaire de corps contaminé.

Au travers d’une série de quarante-cinq entretienssemi-directifs et d’une étude longitudinale auprès de six personnes séropositives, la recherche consistera en une analyse qualitative de la gestion du corps au regard de la gestion de la contamination en période post diagnostic et son évolution dans le temps. L’enquête sera complétée par un travail ethnographique en participant aux groupes de discussion au sein de structures associatives.

Cette étude permettra de mesurer l’influence des environnements de vie (biomédical, associatif et familial) existant ou mis en place en période post diagnostic, sur les logiques de gestion de contamination, en interrogeant à la fois les effets symboliques du diagnostic à proprement parler, mais aussi les effets produits par les discours et les dispositifs négociés avec ces acteurs. En quoi ces effets produits par les discours et les différents dispositifs négociés avec cet environnement de vie contribuent-ils à reconfigurer les usages et les pratiques du corps, notamment lors des pratiques d’hygiène, de soin et les rapports affectifs ? Au final, il s’agit d’interroger dans cette la capacité ou non de l’environnement biomédical et social, à concevoir la gestion de la contamination dans le respect d’une « neutralité technologique ».