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1 carte, 1 mot : un jeu qui fait parler ! 


Bienvenue sur la page dédiée à l’outil de l’ENIPSE « 1 carte, 1 mot : un jeu qui fait parler ».

Cette page a pour objectif de vous accompagner dans l’utilisation de cet outil de l’association ENIPSE. Vous y trouverez des définitions et des éléments d’information destinés à faciliter votre compréhension de certains termes et notions abordés dans le jeu.

Ces contenus sont conçus comme des ressources pour les personnes qui animent ou utilisent l’outil. Ils n’ont pas vocation à être lus aux participant·es lors de l’animation.


Objectif principal : Libérer la parole des participant·e·s autour des questions liées à la santé sexuelle.

Objectif secondaire :

  • Acquérir des connaissances sur la santé sexuelle en prenant en compte les spécificités du public LGBT+.
  • Se sentir à l’aise pour parler de la santé sexuelle.
  • Identifier les différentes orientations possibles en fonction des besoins.

Cet outil permet de diversifier nos actions auprès des publics. Il n’a pas été conçu pour reprendre les thématiques des IST, du VIH et de la prévention diversifiée, il a pour objectif d’ouvrir la parole sur des concepts plus large en santé sexuelle.

Trois façons d’utiliser cet outil. En groupe :

  • Règles du jeu 1 : Distribuer entre 3 et 5 cartes à chaque joueur·euse·s. Les personnes doivent sélectionner 1 ou 2 cartes dont elles ont envie de parler.
  • Règle du jeu 2 : Comme pour un photo langage, mettre les cartes sur une table de façon visible, chaque personne doit choisir 1 carte dont elle a envie de parler. A tour de rôle, laisser les personnes s’exprimer librement sur ce que chacune des cartes leur évoque. Cette règle peut être répétée autant de fois que nécessaire lors de l’atelier.

En individuel :

  • Règle du jeu 3 : Comme pour un photo langage, mettre les cartes sur une table de façon visibles et faire choisir à la personne 7 cartes qui lui font écho. Ensuite, Laisser la personne s’exprimer librement sur ce que lui évoque chacune des cartes.

L’objectif du jeu est de libérer la parole et non de cumuler des points.

À tour de rôle, les animateur·trice·s chercherons à libérer la parole en utilisant les techniques de la relation d’aide (questions ouvertes, reformulations…). Exemples de questions :

  • Qu’est ce qui fait que tu as choisi cette carte ?
  • Qu’est-ce que cette carte t’évoque ?
  • En quoi ce terme est important pour toi ?

Les informations que vous trouverez ci-dessous pour chaque carte ne sont que des propositions. Elles permettent d’avoir des pistes de réponses pour chaque thématique. Elles ne sont pas à lire aux personnes.

Il est important que tou·te·s les particpant·e·s puissent s’exprimer si elle le souhaite durant l’atelier. L’intervenant·e doit veiller à un équilibre du temps de parole entre les personnes. Si une personne ne souhaite pas prendre la parole, elle en a le droit.

A la fin de l’animation, le·la chargé·e de prévention pourra faire une synthèse des termes abordés lors de la séance.

Lexique

Guide d’accompagnement du jeu “une carte un mot. Les définitions de ces termes ne sont pas à lire, elles permettent, si besoin, aux CP de l’ENIPSE de se sentir plus à l’aise avec ces termes. Nous rappelons que l’objectif de ce jeu est d’ouvrir la parole des participant·e·s en fonction de leurs représentations et de leur vécu.

1 – Âgisme

L’âgisme dans la santé sexuelle se manifeste lorsque des personnes plus âgées sont discriminées ou stigmatisées en raison de leur âge dans tous les contextes de la vie dont celui de la santé sexuelle.

En France, la discrimination basée sur l’âge est interdite par la loi qui garantit l’égalité de traitement en matière d’emploi, d’accès aux biens et services, et dans d’autres domaines. Dans le contexte de la santé sexuelle, cela inclut l’accès équitable aux soins et aux informations sans discrimination liée à l’âge.

L’âgisme peut se traduire par : un manque d’information ou de services adaptés, une difficulté d’accès aux soins, des stéréotypes liés à la sexualité…

2  – Alcool

La santé sexuelle et la consommation d’alcool sont deux domaines de la vie qui peuvent être interconnectés de différentes manières. Voici quelques points à considérer :

Effets de l’alcool sur la sexualité :

  • Réduire les inhibitions
  • Favoriser le désir
  • Réduire les érections, Diminuer la lubrification
  • Baisser la vigilance quant à l’utilisation de ses stratégies de prévention….

La consommation d’alcool et/ou d’autres produits psycho-actifs peuvent altérer le consentement.

La relation entre la santé sexuelle et la consommation d’alcool est complexe et peut varier selon les individus. Il est important d’être conscient des effets de l’alcool sur la sexualité et de prendre des décisions éclairées pour protéger sa santé sexuelle, globale et celle de ses partenaires.

3  – Amour

L’amour est un concept complexe qui peut revêtir de nombreuses formes et significations en fonction des contextes culturels, personnels et relationnels.

C’est une émotion profonde qui peut englober des sentiments variés, notamment l’affection, la tendresse, le dévouement, la passion et le respect envers une personne qu’elle soit de sa famille, un·e ami·e, une relation…

L’amour est un sentiment qui varie considérablement d’une personne à l’autre. Chacun·e peut vivre et exprimer l’amour de manière différentes. Les conversations ouvertes et honnêtes au sein d’une relation sont essentielles pour comprendre et respecter les besoins et les désirs de chacun·e.

4  – Applications de rencontres

Aspect Positif : Les applications de rencontres facilitent la mise en relation entre des personnes partageant des intérêts communs. Elles offrent la possibilité de rencontrer des personnes en dehors du cercle social habituel. Les utilisateur·trice·s peuvent explorer des relations de manière plus discrète.

Aspect Négatif : Certaines personnes peuvent être sujettes à des discriminations basées sur l’âge, le sexe, l’orientation sexuelle, le genre, ou d’autres caractéristiques. Cela peut engendrer une mésestime de soi ou de la dépression. Les critères de sélection basés sur l’apparence physique peuvent favoriser des interactions superficielles voir stigmatisante. Il peut arriver parfois, que des personnes malveillantes utilisent des faux profils dans le but, d’escroquer, d’harceler ou d’agresser les utilisateur·ice·s. Pour se protéger, il est conseillé d’informer une personne de son entourage quand on se déplace ou que l’on reçoit une personne que l’on rencontre sur les applications.

L’addiction aux applications de rencontres, aussi appelée « dating app addiction, » se manifeste par une utilisation compulsive et excessive de ces plateformes. Cela peut entraîner des conséquences négatives sur la vie quotidienne, les relations interpersonnelles et la santé mentale.

5  – BDSM

Le BDSM (Bondage, Domination, Soumission, Sado-Masochisme), désigne un ensemble de pratiques sexuelles et contractuelles utilisant la douleur, la contrainte, l’humiliation érotique ou la mise en scène de divers fantasmes sexuels. Les pratiques sadomasochistes sont fondées sur un contrat entre deux parties (pôle dominant et pôle dominé). Le BDSM fait l’objet de pratiques très variées.

Aucune pratique sexuelle n’est obligatoire et les partenaires doivent respecter les choix et les désirs de·s l’autre·s. Chaque individu a ses propres préférences et limites. Ne pas hésiter à les questionner.

Échanger avec les partenaires sur le consentement est la clé d’une vie sexuelle épanouie et sécuriser.

En fonction des pratiques, il est conseillé d’utiliser les outils de la prévention diversifiée (TPE, PrEP, TasP, dépistages, contraception…) le tout dans une dynamique de réduction des risques (blessures, irritation, fissures…).

Communauté BDSM et événements : Il existe des communautés kink, elles offrent aux personnes un espace leur permettant de se rencontrer et de partager des intérêts similaires. Des événements, des ateliers et des rencontres sont souvent organisés pour favoriser les échanges et les expériences.

Échange avec le·s partenaire·s et consentement : Il est essentiel d’avoir une communication ouverte avec les partenaires pour discuter des limites, des fantasmes et des préférences.

6  – Le célibat

Le célibat peut être choisi ou subi, selon les circonstances individuelles et les préférences de chaque personne.

Dans tous les cas, le célibat peut avoir des inconvénients ou des avantages, par exemple :

  • Inconvénients : Isolement émotionnel, pressions sociales, manque de partage, manque de soutien…
  • Avantages : Indépendance, liberté dans la prise de décisions et le mode de vie, focalisation sur les objectifs personnel, flexibilité…

En fin de compte, la perception du célibat dépend largement des préférences individuelles et des circonstances. Certain·e·s trouvent le célibat enrichissant et épanouissant, tandis que d’autres peuvent le vivre comme une période difficile.

7  – Chemsex

Le terme « Chemsex » fait référence à l’utilisation de substances psychoactives (telles que la méthamphétamine, la cocaïne, la GHB/GBL, les NPS…) en contexte sexuel, souvent dans des rencontres entre Hommes ayant des relations Sexuelles avec d’autres Hommes (HSH). La consommation de substances en contexte sexuel peut également concerner d’autres groupes de personnes.

Aspects positifs : Certaines personnes peuvent percevoir l’utilisation de substances comme augmentant le plaisir et la désinhibition dans un contexte sexuel. D’autres personnes peuvent utiliser des substances pour explorer des aspects de leur sexualité qu’ils n’exploreraient pas autrement. La consommation des produits psychoactifs est aussi le moyen de se détacher de la réalité.

Aspects négatifs : La consommation de substances peut entraîner des risques pour la santé physique et mentale, y compris la dépendance. L’usage de substances peut influencer la prise de décision, conduisant à des comportements à risques (sexuels, conduite automobile, travail…). Certains individus peuvent se retrouver isolés socialement en raison de la stigmatisation liée à l’utilisation de substances.

Repérage précoce et intervention brève : Identifier tôt les signes d’une consommation problématique de substances, tels que des changements de comportement ou des problèmes de santé. Fournir des informations et des conseils dès les premières consommations afin de réduire les risques et d’orienter les personnes vers des services spécialisés en cas de besoin.

Accompagnement :

  • Sensibiliser à la réduction des risques et des dommages de l’usage de substances psychoactives ;
    • Accéder à des services de traitements pour les personnes rencontrant à des problèmes de dépendance ;
    • Soutenir socialement pour réduire l’isolement et la stigmatisation associés à la consommation de substances psychoactives.

8  – Consentement :

C’est un accord volontaire pour faire quelque chose. Quand il s’agit de relations intimes et sexuelles, c’est l’accord qu’une personne donne à une / à d’autres pour être séduite / draguée, touchée, embrassée ou pénétrée.

Il doit être :

  • Spécifique : dire oui à certains gestes, dire non à d’autres.
  • Réversible : dire oui en ayant le droit de changer d’avis pendant l’activité sexuelle.
  • Clair : explicite par la parole, les gestes, les regards ou une attitude signifiant son accord ou son désaccord.
  • Libre
  • Sans contraintes (force, menaces)
  • Sans autorité, abus de pouvoir ou de confiance.
  • Éclairé
  • La personne ne doit pas être endormie ou inconsciente
  • La personne ne soit pas être sous l’emprise d’alcool ou d’autres produits psychoactifs

En France, l’âge légal du consentement sexuel est établi à 15 ans, et 18 ans en cas d’inceste. Toutefois, à partir de 13 ans, les mineurs peuvent consentir si l’écart d’âge avec leur partenaire est inférieur à 5 ans.

Une personne victime d‘harcèlement, d‘agression sexuelle ou d’un viol peut présenter des séquelles :

  • Psychologiques : Anxiété, dépression, traumatisme, état de stress post-traumatique, perte d‘estime de soi…
  • Physiologiques : traumatisme physique (fissures, déchirures, hématomes…), risques infectieux (IST)…
  • Sociales : isolement, repli sur soi…

Le non-respect du consentement peut impacter toutes les autres sphères de la vie. Il est important de rappeler à la personne qu‘elle est la victime et qu‘elle peut être accompagnée dans les démarches juridiques mais aussi par des professionnels de l‘écoute.

Comment donner son consentement ?

Toute personne a le droit de décider ce qu’elle fait, avec qui et comment. Il est essentiel d’accompagner les jeunes générations aux relations saines et à l’affirmation de soi.

Pour donner son plein consentement, les personnes peuvent communiquer leurs :

  • Attentes : “j’attends de cette rencontre : …”
  • Limites : “je ne veux/souhaite pas être/faire …”
  • Désirs : “j’aimerai essayer … avec toi, mais si cela ne me convient pas, je veux que nous arrêtions, je te propose « rouge” comme ”safeword” pour arrêter dans le cas où ça ne me convient pas.

Il est possible pour chaque personne de vérifier à tout moment le respect du consentement. “C’est ok pour toi ?”, “Est ce que ça va ?”.

9  – La contraception dites masculine dites féminine

La contraception dite masculine et dite féminine fait référence à des méthodes/outils de prévention des grossesses non programmées, adaptées aux systèmes reproducteurs des personnes.

Il est important de noter que la terminologie « masculine » et « féminine » est liée aux caractéristiques sexuelles attribuées traditionnellement aux hommes et aux femmes cisgenres. Elle peut ne pas être inclusive de toutes les identités de genre.

Il existe différentes méthodes de contraceptions, elles n’ont pas toutes le même niveau d’efficacité. Il est conseillé de se rapprocher de se renseigner auprès d’un·e professionnel.

Contraception dite masculine :

  • Préservatif externe
  • Vasectomie
  • Méthodes thermiques
  • Injection

Contraception dite féminine :

  • Pilule contraceptive
  • Dispositif intra-utérin (DIU)
  • Implant ;Injection d’hormones ;Anneau vaginal ;Patch contraceptif ;Préservatif interne ;Cape cervicale ou diaphragme ;Spermicide ;Ligature des trompes
  • Méthodes naturelles.

Focus contraception des personnes trans :

  • Hormonothérapie : Les personnes trans sous traitement hormonal peuvent adapter leur contraception en fonction des hormones qu’elles prennent et des effets sur leur fertilité.
  • Contraception d’urgence : En cas de rapport non protégé ou de défaillance d’une méthode contraceptive, les options d’urgence, comme la pilule du lendemain, ou l’Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) peuvent être envisagées.

10  – Douleur lors des rapports sexuels :

  • Manque de lubrification : cela peut être dû : à une stimulation sexuelle insuffisante, à des changements hormonaux (personne avec un vagin), à des médicaments, ou à des problèmes de santé, la pratique, la consommation de PPA.
  • Infections ou Infections sexuellement transmissible.
  • Allergies ou irritations : dues à certains produits, tels que les spermicides, les préservatifs, lubrifiants.
  • Problèmes anatomiques : fibromes utérins, des kystes ovariens, des problèmes au niveau du col de l’utérus, fissure anale, condylomes (HPV), hémorroïdes, phimosis.
  • Problèmes psychologiques : le stress, l’anxiété, la dépression et d’autres problèmes émotionnels peuvent contribuer à des problèmes sexologiques.
  • Endométriose : L’endométriose se caractérise par le développement de tissu semblable à la muqueuse utérine en dehors de l’utérus. Elle peut entraîner des douleurs aiguës.
  • Vaginisme : le vaginisme est une condition caractérisée par des contractions involontaires des muscles du plancher pelvien, ce qui peut rendre les rapports sexuels douloureux voire impossibles.Anisme : absence de relaxation ou une contraction anormale du sphincter de l’anus et du muscle pubo-rectal lors de la pénétration.

Dans certaines pratiques BDSM, la douleur est recherchée, il est essentiel de calibrer le niveau de celles-ci afin de ne pas prendre de risques (fissures, brulures, blessures profondes, …). Notamment

avec l’utilisation de produits-psychoactifs ou de l’alcool qui peuvent avoir un effet antalgique et une baisse du niveau de vigilance.

11  – L’épanouissement sexuel

L’épanouissement sexuel peut être défini comme un état de bien-être, de satisfaction et de plaisir lié à la sexualité. Il va au-delà de la simple absence de dysfonctionnements sexuels et englobe des aspects tels que la communication, le consentement mutuel, la confiance, la découverte et l’expression de la sensualité, ainsi que la capacité à ressentir du plaisir et à vivre une sexualité épanouissante.

Toutes les personnes sont différentes et peuvent aimer des pratiques différentes.

Pour être épanouie il est essentiel de connaitre son corps, ce que l’on aime ou pas et de savoir donner son consentement et respecter celui de/des l’autre·s.

Dans le cas où la personne rencontre des difficultés qui empêcherait l’épanouissement, il est possible de consulter un·e professionnel·le de santé ou de l’écoute.

Ces difficultés peuvent être :

  • Physiologiques : vaginisme, anisme, problème d’érection…
  • Relationnelles : solitude, discrimination ; problème de couple

12  – Féminité

La féminité se réfère à l’ensemble des caractéristiques, traits, rôles et comportements associés traditionnellement aux femmes cisgenres dans une société donnée. Ces caractéristiques peuvent inclure des aspects biologiques, psychologiques, émotionnels, sociaux et culturels. La conception de la féminité varie considérablement d’une culture à l’autre et évolue également au fil du temps.

13  – Follophobie

Discrimination à l’encontre d’une personne perçue par la société comme “masculine” ayant des traits dits “féminins”.

14  – Grossophobie

La grossophobie est une forme de discrimination basée sur le poids ou la taille d’une personne. Elle se manifeste par des attitudes négatives, des stéréotypes, des préjugés et des discriminations envers les personnes en surpoids ou obèses. La grossophobie peut affecter divers aspects de la vie quotidienne, y compris l’emploi, les relations familiales, la participation à la vie sociale et à l’accès aux soins des personnes.

Rappel à la loi : En France, la discrimination des personnes en surcharge pondérale est illégale. La législation française interdit la discrimination en se basant sur des critères tels que le poids.

Les stéréotypes liés à la grossophobie peuvent contribuer à des problèmes de santé mentale (troubles de l’alimentation, problèmes d’estime de soi et d’image de soi).

  1. – I = I

Le message « Indétectable = Intransmissible » (I=I) signifie qu’une personne vivant avec le VIH et qui prend correctement son traitement antirétroviral ne transmet plus le VIH à ses partenaires sexuels.

Les antirétroviraux permettent de contrôler la charge virale (quantité de virus dans le sang) en la rendant indétectable. Cela a été prouvé par plusieurs études scientifiques.

La personne séropositive au VIH doit être observante et avoir un suivi médical régulier.

Ce message est important en termes de santé sexuelle et de réduction de la stigmatisation envers les personnes vivant avec le VIH. Le traitement contre le VIH joue un rôle crucial dans la prévention et permet de casser la chaine de transmission.

Notons que I = I protège uniquement du VIH.

16  – Jouets sexuels

Les jouets sexuels sont des objets conçus pour stimuler les zones érogènes du corps, dans le but d’explorer son corps et sa sexualité en procurant du plaisir.

Certaines personnes les utilisent pour agrémenter leur vie sexuelle, explorer des fantasmes, des plaisirs ou pour repousser leurs limites.

Les jouets sexuels peuvent être une expérience intime en solitaire ou partagée. Quelques conseils :

  • Lire la notice avant utilisation
  • Utiliser des préservatifs lors de l’utilisation des jouets (si plusieurs partenaires)
  • Laver les jouets en respectant les notices. Pour les sextoys le plus souvent à l’eau claire et au savon ph neutre ou avec un nettoyant spécifique aux sextoys ;Vérifier le consentement de·s différent·s partenaire·s, en cas d’utilisation de jouets avec autrui
  • Vérifier la compatibilité en fonction des recommandations du fabricant, en ce qui concerne les lubrifiants.

17  – Kinks et Fétichismes

Les kinks et les fétichismes se réfèrent à des pratiques ou des préférences qui sortent des représentations de la sexualité dite “classique”.

Ils peuvent inclure des éléments spécifiques tels que des objets, des matières, des situations, des rôles, des parties du corps, ou d’autres stimulis.

Exemples :

  • Pratiques : Bondage, discipline, domination, soumission (BDSM), jeux de rôle, fessées, petplay…
  • Personnes : Certaines personnes peuvent avoir des préférences spécifiques en termes d’apparence physique, de genre, d’âges…
  • Tenue : Vêtements en latex, cuir, lingerie, uniformes…
  • Contexte : Pratiques en public, participation à des partouzes…
  • Rôles : Dominant, soumis, maître, esclave, puppy…

Communauté Kink et événements : Il existe des communautés kink, elles offrent aux personnes un espace leur permettant de se rencontrer et de partager des intérêts similaires. Des événements, des ateliers et des rencontres sont souvent organisés pour favoriser les échanges et les expériences.

Échange avec le·s partenaire·s et consentement : Il est essentiel d’avoir une communication ouverte avec les partenaires pour discuter des limites, des fantasmes et des préférences.

  1. – Les LGBTQI+phobies

Les LGBTQI+phobies désignent les discriminations et les préjugés dirigés contre les personnes lesbiennes, gays, bisexuelles, transgenres, queer, intersexes, et d’autres identités ne correspondant pas à la norme cishétéronormative. Ces discriminations peuvent se manifester sous différentes formes (harcèlement, violences (verbal ou physique, psychologique), rejet, moqueries, brimades).

Rappel à la loi : En France, la législation interdit la discrimination basée sur l’orientation sexuelle et l’identité de genre.

Les études montrent des taux plus élevés de tentatives de suicide et de troubles liés à la santé mentale chez les personnes LGBTQI+ victimes de discriminations.

Les LGBTQI+phobies peuvent être présentes dans toutes les sphères de la vie des personnes : emploi

; famille ; études ; amicales ; institution.

  1. – LGBTQI+phobie intériorisée

Les LGBTQI+phobies intériorisées, font références à la ou les situation·s où une personne lesbienne, gay, bisexuel·le, transgenre, queer, intersexe ou d’une autre identité de genre ou orientation sexuelle non cishétéronormative, intériorise et adopte les attitudes négatives renforçant les stéréotypes que la société peut avoir envers les personnes LGBTQI+.

Les jeunes LGBTQI+ sont plus susceptibles de faire face à des problèmes de santé mentale, tels que la dépression et les idées suicidaires, en raison de de la discrimination vécue.

20  – Lieux de rencontre sexuel

Il existe différents lieux de rencontre a visé sexuelle pour la communauté LGBTQI+.

Soirées LGBTQI+ (organisées par des personnes ou des associations) :

  • Aspect Positif : Favorisent la communauté LGBTQI+, offrent un espace inclusif pour des rencontres sexuelles consensuelles.
    • Aspect Négatif : Possibilité de discrimination, sécurité variable en fonction de l’événement.

Lieux commerciaux avec parcours sexuel :

  • Aspect Positif : Plus sécurisé, préservatifs et gels à disposition.
  • Aspect Négatif : Payant et limité dans certaines régions et villes.

Lieux de Rencontre Extérieur (LRE) :

  • Aspect Positif : Accessibilité, diversité des lieux.
  • Aspect Négatif : Risques de sécurité, illégal, accès réduit aux outils de prévention.

Chez Soi / Chez l’Autre :

  • Aspect Positif : Intimité, contrôle sur l’environnement.
  • Aspect Négatif : possibilité de situations potentiellement dangereuses (vol, agressions sexuelles, séquestration, mauvaises rencontres, guet-apens).

21  – Lubrifiant

Il existe différents types de Lubrifiants :

  • À base d’eau : Compatible avec tous les préservatifs, jouets sexuels et est facile à nettoyer. Il est également souvent hypoallergénique.
  • À base de silicone : sèche moins rapidement que les gels à base d’eau. Convient aux rapports sexuels sous l’eau. Vérifier sa compatibilité avec les jouets sexuels en silicone.
  • Les corps gras : l’utilisation d’huiles est déconseillée, ils peuvent endommager les préservatifs, les rendant plus susceptibles de se déchirer.

Pour des activités impliquant le fist, des lubrifiants spécifiques à base d’eau ou de silicone, souvent plus épais, sont préférables pour une lubrification prolongée.

Certains lubrifiants ont des effets ou des parfums :

Ils peuvent ajouter une dimension sensorielle aux rapports sexuels (chaleur, fraicheur, olfactive).

Il est essentiel de choisir un lubrifiant en fonction de ses préférences personnelles, des types d’activités sexuelles pratiquées, et de vérifier la compatibilité avec les préservatifs et les différents jouets.

Si des irritations ou des réactions allergiques surviennent, il est recommandé de cesser l’utilisation et de consulter un professionnel de la santé.

L’utilisation de lubrifiant ne signifie pas un manque d’excitation. Il est même conseillé d’utiliser du lubrifiant avec les préservatifs.

22  – La notification aux partenaires

La notification aux partenaires est un processus par lequel une personne informe ses partenaires sexuels actuels ou antérieurs qu’elle a été diagnostiquée d’une ou plusieurs IST. L’objectif de cette démarche est de casser la chaine de transmission. La personne informée peut alors agir en allant se faire tester et elle recevra un traitement si nécessaire.

La notification aux partenaires peut être réalisée de différentes manières :

  • Notification directe
  • Notification assistée par un professionnel de la santé
  • Notification anonyme

Elle peut être difficile émotionnellement et socialement pour la personne qui doit la réaliser. Cela peut susciter des préoccupations liées à la confidentialité, à la stigmatisation, à la réaction des partenaires et à la communication de sujets délicats.

Elle peut être difficile émotionnellement pour la personne qui la reçoit, angoisse et/ou peur liée au dépistage et au futur diagnostic.

23  – « pédé »

Le terme « pédé » est une insulte utilisée pour désigner une personne homosexuelle. Son utilisation peut contribuer à la discrimination et à la marginalisation des personnes LGBTQI+. Les discriminations sont punies par la loi.

Les discriminations et la stigmatisation peut avoir des conséquences graves sur la santé mentale, le bien-être et l’intégration sociale des personnes concernées.

Certains personnes et/ou groupes LGBTQI+ se réapproprient ce terme péjoratif, en l’utilisant de manière autocritique, c’est une sorte de stratégie cherchant à réduire l’impact négatif de ce terme.

24  – Le plaisir

Le plaisir, en général, est une sensation agréable ou une émotion positive que l’on ressent. Il peut découler de diverses expériences, activités ou stimuli qui procurent une satisfaction, un bien-être ou une joie. Le plaisir peut être physique, émotionnel, intellectuel, ou résulter d’une combinaison de ces aspects.

Le plaisir sexuel n’est pas uniquement lié à la pénétration ou à l’orgasme. Les plaisirs liés à la sexualité sont vastes et peuvent inclure une gamme variée d’activités et d’émotions qui contribuent au bien-être sexuel global. Chacun a ses propres préférences et limites, il est essentiel de respecter la diversité des expériences sexuelles.

25  – Pratiques sexuelles

Différents types de pratiques :

  • Caresses, baisers, stimulation orale, masturbation.
  • Rapports oraux : Stimulations buccales, telles que le cunnilingus (stimulation orale du vagin), la fellation (stimulation orale du pénis), l’anulingus (stimulation orale de l’anus).
  • Rapports vaginaux : Pénétration vaginale avec le pénis, les doigts, ou des jouets sexuels.Rapports anaux : Pénétration anale avec le doigt, le pénis, ou des jouets sexuels.Pratiques BDSM : Bondage, Domination, Soumission, Sadomasochisme.
  • Pratiques avec sextoys : Utilisation de jouets sexuels pour stimuler diverses zones érogènes.

Aucune pratique sexuelle n’est obligatoire et les partenaires doivent respecter les choix et les désirs de·s l’autre·s. Chaque individu a ses propres préférences et limites. Ne pas hésiter à les questionner.

Échanger avec les partenaires sur le consentement est la clé d’une vie sexuelle épanouie et sécuriser.

En fonction des pratiques, il est conseillé d’utiliser les outils de la prévention diversifiée (TPE, PrEP, TasP, dépistages, contraception…) le tout dans une dynamique de réduction des risques (blessures, irritation, fissures…).

26  – Le polyamour

Le polyamour est une forme de relation non monogame consensuelle dans laquelle une personne a simultanément des relations romantiques et/ou amoureuses avec plusieurs partenaires, avec le consentement et la connaissance de tous les partenaires impliqués. Contrairement à la monogamie, où une personne s’engage dans une relation exclusive avec un·e seul·e partenaire, le polyamour reconnaît et accepte la possibilité d’avoir des relations multiples.

  • Consentement : Toutes les relations dans un contexte polyamoureux sont basées sur le consentement de toutes les parties impliquées.
  • Communication : La communication ouverte est cruciale pour établir et maintenir des relations polyamoureuses saines. Cela inclut la communication sur les attentes, les limites, les besoins et les émotions.
  • Compersion : c’est-à-dire la capacité à ressentir de la joie pour le bonheur de ses partenaires avec d’autres partenaires.

Comme dans toute relation, il n’y a pas de modèle unique et chaque personne peut vivre le polyamour de manière unique en fonction de ses propres valeurs et préférences.

27  – Pornographie

Aspect Positif : Pour beaucoup, le porno est une source de plaisir sexuel, pouvant être utilisé comme moyen d’exploration personnelle, comme une stimulation fantasmatique pour la masturbation et les jeux de rôle. Certains contenus pornographiques abordent des pratiques sexuelles diverses.

Aspect Négatif : sur la perception du corps car certains contenus peuvent contribuer à des attentes irréalistes en matière de physique. Le porno peut refléter des stéréotypes de genre, du raciste, du sexisme… ce qui influence les attentes et les comportements dans la réalité. La diversité des corps, des orientations sexuelles et des pratiques peut être limitée dans certains contenus. Une consommation excessive le porno peut conduire à des problèmes d’addiction. Certains aspects du porno ne reflètent pas une éducation sexuelle complète ou saine.

Il existe du porno plus éthique qui souhaite respecter les droits et conditions de travail justes pour les acteur·rice·s et avoir une représentation plus inclusive de différentes identités et orientations sexuelles.

28  – La proctologie

La proctologie est une branche de la médecine qui se concentre sur l’étude et le traitement des maladies et des troubles affectant le rectum, l’anus et les organes avoisinants. Le professionnel de santé spécialisé dans ce domaine est appelé proctologue.

Bien que la proctologie ne soit pas directement liée à la santé sexuelle, elle peut être associée à certains problèmes qui peuvent avoir un impact sur la vie sexuelle. Voici quelques aspects où la proctologie peut être pertinente pour la santé sexuelle : hémorroïdes ; fissures anales ; infections anales ; pathologies rectales.

29  – Le racisme

Le racisme désigne les discriminations et les préjugés dirigés contre les personnes racisées en raison de leur origine ou de leur apparence. Cela peut prendre différentes formes, telles que des stéréotypes, des préjugés, des discriminations et des obstacles dans la vie scolaire, professionnelle, et dans les relations intimes et sexuelle et ou dans l’accès aux services de santé.

Rappel à la loi : En France, la législation interdit toute discrimination fondée sur l’appartenance ou la non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion.

Le racisme est présent dans toutes les sphères de la vie des personnes : emploi, famille, études, amicales, institution.

30  – Sex friends

Les termes « ami », « amant » et « sex friend » décrivent des relations interpersonnelles avec différents niveaux d’intimité et d’engagement. Il est important de noter que ces termes peuvent avoir différentes significations pour les personnes, il n’y a pas de définition universelle précise.

La communication ouverte est essentielle pour clarifier les attentes et les limites dans la relation :

  • Clarifier les attentes : Discutez de ce que chacun·e recherche. Certaines personnes peuvent être à la recherche d’une connexion émotionnelle en plus de l’aspect sexuel, tandis que d’autres peuvent préférer une relation plus décontractée.
  • Établir des limites : Identifiez et respectez les limites de chacun·e. Cela peut inclure des préférences en matière d’intimité, de communication et d’engagement émotionnel.

Pour finir, il est important de réévaluer régulièrement les attentes, les besoins et les limites de chaque personne dans la relation car elles peuvent évoluer avec le temps.

31  – Sexisme

Le sexisme est une forme de discrimination basée sur le genre, qui implique le fait de traiter quelqu’un de manière injuste en raison de son genre, généralement en faveur de l’autre genre. Il se manifeste par des attitudes, des croyances, des stéréotypes et des comportements qui renforcent les inégalités entre les genres.

Rappel à la loi : En France, le sexisme est illégal et contraire au principe d’égalité entre les femmes et les hommes.

Il est présent dans toutes les sphères du quotidien (travail, famille, scolarité, …)

Le sexisme peut être caché dans des “micro”agressions : Ces comportements subtils, tels que des commentaires dévalorisants ou des attitudes condescendantes envers un genre, contribuent à une culture sexiste.

32  – La sodomie

La sodomie est une pratique sexuelle qui implique la pénétration anale. Elle peut être pratiquée avec un pénis, des doigts, ou des objets.

Cette pratique n’est jamais obligatoire.

La pénétration anale peut provoquer du plaisir. Elle peut parfois être douloureuse si elle n’est pas effectuée correctement. Il est important de prendre son temps, d’utiliser un lubrifiant adéquat et de s’assurer du confort du partenaire qui reçoit la pénétration.

La douleur peut également être un signe de tension ou de manque de détente, il est recommandé de commencer lentement et avec précaution.

Il est possible d’effectuer un lavement avant, pendant et après la pratique de la sodomie.

33  – La transidentité

Une personne transgenre est une personne dont l’identité de genre diffère de celle assignée à la naissance. Par exemple, une personne assignée homme à la naissance mais qui s’identifie en tant que femme est une femme transgenre.

Une personne cisgenre est une personne dont l’identité de genre correspond à celle qui lui a été assignée à la naissance. Par exemple, une personne assignée femme à la naissance et qui s’identifie également en tant que femme est une femme cisgenre.

Parcours de transition :

Les parcours de transition peuvent varier considérablement d’une personne à l’autre, et peuvent inclure ou non une :

  • transition sociale : changement de nom, de pronoms. Modification de la manière de se présente socialement…
  • transition médicale : chirurgies, hormones…
  • transition administrative : changement de la mention de sexe et prénom à l’état civil.

Transphobie :

La transphobie désigne les attitudes, les croyances, les discriminations, les violences (physiques, verbales et psychologiques) et le harcèlement dirigé contre les personnes transgenres. La transphobie est punie par la loi.

Dysphorie de genre :

C’est une détresse émotionnelle liée au décalage entre l’identité de genre ressentie par une personne et le sexe qui lui a été assigné à la naissance. La dysphorie peut être atténué par les transitions. Toutes les personnes trans n’éprouvent pas de dysphorie de genre.

Euphorie de genre :

Certaines personnes parlent d’euphorie de genre, pour désigner le bonheur d’être reconnu dans son genre.

34  – Le travail du sexe

Différents types de travail du sexe :

  • Industrie pornographique : Participation à des films, vidéos, ou contenu érotique.
  • Travail virtuel en ligne via des plateformes virtuelles.
  • Escorting : Fournir des services d’accompagnement, parfois incluant des services sexuels.Travail de rue : Exercer le travail du sexe en extérieur.
  • Travail en appartement : Fournir des services sexuels dans un lieu privé ou partagé.

Pour certaines personnes, le travail du sexe est choisi et elles cherchent à faire reconnaitre leurs droits notamment dans le cadre du droit du travail (« Sex work is work« ), pour d’autres, le travail du sexe peut être subi (proxénétisme, parcours migratoire, précarité, subvenir à ses besoins vitaux…).

Il existe des associations communautaires dans les différentes régions pour accompagner les personnes dans leurs droits et leur santé.

35  – Validisme

Le validisme se manifeste lorsque des personnes handicapées sont confrontées à des discriminations, des stéréotypes et des obstacles dans leur vie en raison de leur situation de handicap. Cela peut inclure des attitudes discriminatoires, des barrières physiques et sociales, ainsi que des préjugés. Le validisme est présent dans toutes les sphères du quotidien (travail, famille, scolarité, …).

Concernant la sexualité, les études montrent que les personnes en situation de handicapes peuvent être confrontées à des difficultés en matière d’éducation sexuelle et d’accès aux informations concernant la santé sexuelle.

Rappel à la loi : En France, la loi interdit la discrimination fondée sur le handicap. Concernant la sexualité, les personnes en situation de handicapes ont le droit de vivre une vie sexuelle épanouissante et consensuelle.

36  – La violences psychologiques

La violence psychologique est une forme de violence ou d’abus envers autrui sans qu’une violence physique soit mise en œuvre directement. Elle se caractérise par le comportement moralement agressif ou violent d’un individu vis-à-vis d’un autre individu. Elle peut se manifester par des paroles ou des actes qui influencent l’autre dans ses sentiments valorisés ou non.

Les violences psychologiques peuvent avoir un impact significatif sur la santé sexuelle, car elles affectent souvent la confiance en soi, l’estime de soi et la capacité à établir des relations saines.

Les violences psychologiques, telles que la manipulation émotionnelle, les insultes constantes ou la dévalorisation, peuvent entraîner une baisse de l’estime de soi. Cela peut se traduire par une diminution de la confiance en soi et une perception négative de son propre corps, ce qui peut interférer avec la sexualité et l’intimité.

Les relations intimes peuvent être gravement affectées par les violences psychologiques, car elles compromettent la confiance, la communication et le respect mutuel. Les personnes victimes de violences psychologiques peuvent avoir du mal à établir des liens émotionnels sains avec leur partenaire, ce qui peut impacter leur satisfaction sexuelle et leur bien-être général.

Les personnes qui ont été victimes de violences psychologiques peuvent se sentir obligées de consentir à des activités qui ne leur conviennent pas ou qui les mettent mal à l’aise, ce qui peut entraîner de la frustration et de violences sexuelles.

Il est crucial d’offrir un soutien adéquat aux victimes (santé, santé mentale, juridique, groupe de parole, …).

37  – La violence au sein du couple :

Elle peut être verbale (“t’es nul”), matérielle (confisqué une carte de crédit, son téléphone), sociale (interdire de voir ses proches), physique (gifles), psychologique (gaslighting1) et sexuelles (viol). Quel que soit le contexte du couple : vivant ensemble ou non, pacsé ou non, marié ou non …

Les conséquences peuvent être multiples pour la victime : perte de confiance en soi, suicide, stress post traumatique, hématome, fracture, mort du aux violences physiques, perte du lien sociale, violence sur les enfants …

Ces violences peuvent perdurer même à l’issue de la rupture.

Il est crucial d’offrir un soutien adéquat aux victimes (santé, santé mentale, juridique, groupe de parole…).

38  – La violence sexuelle

La violence sexuelle fait référence à tout acte à caractère sexuel imposé à une personne sans son consentement. Cela peut inclure du harcèlement sexuel, des agressions sexuelles, le viol, la traite des êtres humains à des fins d’exploitation sexuelle.

Le harcèlement sexuel est réprimé par la loi. Selon l’article 222-33 du code pénal, le harcèlement sexuel est le fait d’imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à

1 Manipulation dont le but est de pousser la victime à douter de sa mémoire, de sa perception de la réalité, ou même de son état mental.

connotation sexuelle qui portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant, ou créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante.

Le viol, est défini par l’article 222-23 du code pénal comme tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis par contrainte, menace ou surprise. La peine maximale pour le viol est de 15 ans de réclusion criminelle.

Les conséquences des violences sexuelles peuvent être graves et variées, affectant la santé physique, mentale et émotionnelle des victimes (stress post-traumatique, dépression, anxiété, difficultés relationnelles, troubles du sommeil, problèmes de confiance en soi, tentatives de suicide).

Il est crucial d’offrir un soutien adéquat aux victimes (santé, santé mentale, juridique, groupe de parole, …).

39  – La masculinité

La masculinité se réfère à l’ensemble des caractéristiques, traits, rôles et comportements associés traditionnellement aux hommes dans une société donnée. Ces caractéristiques peuvent inclure des aspects biologiques, psychologiques, émotionnels, sociaux et culturels. La conception de la masculinité varie considérablement d’une culture à l’autre et évolue également au fil du temps.